Archives de catégorie : Back To The Future

|Back To 1988| Dinosaur Jr. – Budge

Au milieu des années 80, sentant la fin de la scène hardcore, J Mascis et Lou Barlow décident d’abandonner Deep Wound et de former Dinosaur Jr. Ne trouvant pas de guitariste capable de jouer ce qu’il a en tête, J Mascis, batteur de son état décide de refiler ses baguettes à Murph et de devenir guitariste. Il choisit alors une Fender Jazzmaster, qui deviendra son modèle de prédilection Après seulement deux ans d’activité et un premier album qui passe inaperçu, ils sortent en 1987 You’re Living All Over Me qui connaîtra un succès critique quasi unanime. Cependant, J Mascis a une idée plus que précise du son du groupe et tient à contrôler chaque étape du processus, de la composition à la production en passant par l’enregistrement.

Si bien qu’en 1988, la discorde règne au sein du camp Dinosaur Jr. J Mascis ne fait plus de compromis et force son bassiste Lou à quitter le groupe avant même la fin de l’enregistrement de leur 3ème opus Bug. Cet LP comporte cependant d’excellents morceaux dont Budge à écouter uniquement avec le volume dans le rouge.

Pour la petite histoire, J Mascis sortira 4 albums sous le nom de Dinosaur Jr avant de devenir J Mascis and The Fog. Le groupe d’origine se reformera finalement en 2005 et sortit depuis 3 albums, dont on reconnaîtrai le son entre mille, même après toutes ces années.

Aussi, on vous invite fortement à jeter une oreille aux deux albums acoustiques de J Mascis, pures merveilles.

 

|Back To 1994| Common Sense – I Used To Love H.E.R.

Retour en douceur vers l’année 1994 avec Common Sense, MC de Chicago, qui deviendra plus tard plus connu sous le nom de Common. Il connaitra un succès critique à la sortie de son album Resurrection -entièrement produit par No I.D. à l’époque mentor du jeune Kanye West- mais restera un artiste underground jusqu’en 2000 avec la sortie du LP Like Water For Chocolate. Toujours actif à ce jour, la discographie de Common compte 10 albums et de nombreux featurings avec entre autres J Dilla, The Roots et Erykah Badu, tous membres du collectif Soulquarians formé par Questlove à la fin des années 1990.

Il raconte dans ce titre une de ses histoires d’amour déchu de jeunesse, qui se transforme en critique du monde hip hop à cette époque.

À à peine 22 ans lors la sortie de cet album, Common restera au fil des années un pilier du rap de Chicago et une des figures importantes de l’âge d’or du Hip Hop US.

|Back To 2001| J Dilla – Think Twice

A la fin des années 1990 on connaissait J Dilla uniquement pour ses productions off beat au sein du trio hip hop Slum Village. Mais après le succès critique de leur second opus Fantastic, Vol. 2, où figure Fall in Love, morceau qui deviendra un pillier de sa discographie, Jay Dee sort Welcome 2 Detroit, son premier album solo. L’album est entièrement produit par Dilla bien qu’il fasse appel à d’autres MCs.

Le morceau Think Twice est en fait une reprise d’un morceau de Donald Byrd de 1970 du même nom. Aux premières écoutes on croirait simplement à un morceau signature de Dilla, bourré de samples de batterie, basse et cuivres plus ou moins obscures. Ce n’est qu’après l’écoute du morceau original que l’on peut se représenter l’ampleur du travail effectué par le producteur.

Original ou pas, au réveil ou au coucher, ce morceau à tendance à provoquer de très forts hochements de tête !

|Back To 1989| De La Soul – The Magic Number

The Magic Number ouvre le bal de 3 Feet High and Rising, premier album du trio hip-hop américain De La Soul, sorti en 1989. Une période qui vit  également les débuts du gangsta rap fait de hardcore, de clashs et de paroles violentes, inutile donc d’expliquer pourquoi les critiques titraient à l’époque «Différent de n’importe quel album de rap que vous ou qui que ce soit ait déjà entendu parlé. »

Cet album qui fut une évolution dans l’histoire du rap, du rap jazz et autre hip-hop alternatif, c’est aussi le rap new wave face au rap punk de Public Enemy. Il suffit seulement de regarder la couverture de l’album pour comprendre pourquoi ils ont été appelés « Les Beatles » du hip-hop.

Le groupe est composé de Kelvin Mercer (Posdnuos), David Jude Jolicoeur (Trugoy the Dove) et Vincent Mason (PA Pasemaster Mase), sans oublier le quatrième mousquetaire en la personne du talentueux producteur Prince Paul. Première dans l’univers du rap, le titre incorpore des breaks comiques empruntés à Double Dee et Steinski de leur Lesson.3 Avec un refrain basé sur un segment de l’émission « Schoolhouse Rock » , un programme éducationnel pour enfants fait de courtes animations musicales.

C’est ce qu’on appelle, un bon classique.

|Back To 2006| Ratatat – Kennedy

Ça y est. C’est l’été. Et même coincé au bureau ou sur la route, on entend déjà le bruit des glaçons du week end. Rien de tel que de se replonger dans ce deuxième album d’un de nos duo de new yorkais préféré pour accompagner nos rafraichissements. 

C’est toujours aussi frais, mélodique et varié que l’on s’en souvenait. Alors autant ressortir Classics, l’insérer calmement dans notre autoradio, aller à la plage 7 et se laisser entrainer par cette batterie bancale et cette ligne de basse qui nous prend par la main. Ratatat fait aussi partie de ces groupes de musique electronico-experimentale aux textures et sons multiples si bien qu’il est parfois difficile de les cerner.

Est-ce un synthé ? Est-ce une guitare ? Les questions restent parfois sans réponses mais notre indécision n’altère en aucun cas notre plaisir !

|Back To 2000| D’Angelo ft. Method Man & Redman – Left And Right

Vers la fin des années 90 et après la sortie de son premier album Brown SugarD’Angelo est obsédé par la musique funk des années 60, 70 et 80 (Sly and The Family Stone, Kool And The Gang, Prince etc…) et a pour projet de combiner ce côté funk avec les influences du hip hop, en particulier sur les parties basses et percussions (avec pour principale influence à J Dilla). « D », le multi instrumentaliste s’enferme aux mythiques Electric Lady Studios de New York City (construit pour Jimi Hendrix) en compagnie de son pote batteur Questlove de The Roots, bassiste de génie Pino Palladino et bon nombre d’autres musiciens avec lesquels il enregistre ni plus ni moins que des ‘jams sessions’, à la manières des disques funk de l’ère pré-digitale.

Sur Left And Right, on retrouve les inséparables Method Man et Redman qui fournissent le côté brut et macho du hip hop à la voix sensuelle de D’Angelo.

It’s funky sexy time !

Les amateurs de funk auront même remarqué un caméo de George Clinton du célèbre et génial Parliament Funkadelic, preuve que même les vétérans approuvent ! 

 

|Back To 1995| David Bowie & Nine Inch Nails Live

On savait David Bowie novateur et en avance sur son temps. Il le prouvera encore une fois en 1995 quand il embarque Nine Inch Nails pour une soixantaine de dates aux Etats Unis et en Europe pour The Outside Tour. Les deux groupes se partagent la tête d’affiche et leurs sets s’entremêlent, comme le capture cette vidéo. Le premier morceau est une version live de Subterraneans, extrait de Low (1972) avec Trent Reznor au saxophone. S’enchaîne une version à 100 à l’heure et torturée de Scary Monsters (And Super Creeps) extrait de l’album du même nom.

Une performance live unique et qui nous fait regretter d’être nés trop tard !