Enlevé et contemplatif, Gold est le second single extrait de Children Of The Slump, nouvel album à paraître du quintet parisien Marble Arch. Ce nouveau projet porté par Yann Le Razavet sortira le 22 mars prochain sur le jeune et prometteur label GÉOGRAPHIE.
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Worn-Tin – Cycles
Baignée de lumière et d’une pointe de nostalgie, à l’image de ce clip délicieusement rétro, Cycles du jeune californien Worn-Tin, navigue entre une pop lo-fi empruntant à ses contemporains et nappes psychédéliques ponctué d’interventions fuzzy. Appréciable.
Best Friend – Sure
Énergique morceau de pop lo-fi oscillant entre rythmique surf-pop et production dream-pop, Sure est extrait de Can You Believe It? premier album à venir du jeune Peter Fox McCarville aka Best Friend.
Far Caspian – You (Rough)
Déjà présent dans notre playlist de novembre avec son titre December, nous ne savons pas grand chose à propos de Far Caspian , tout juste qu’il a 22 ans, qu’il s’appelle Joel Johnston, qu’il officie dans un studio d’enregistrement à Leeds, UK et que grand bien lui prend lorsqu’il enfile son costume de songwritter et passe de l’autre coté de la console pour mettre en boite ses propres productions.
À l’image de ce You (Rough), modèle de balade pop indé lumineuse de part ses variations et ce doux sentiment de mélancolie estivale, ses cinq titres au compteur dégagent une facilité dans l’écriture et une maîtrise dans la production qui flirte habilement avec des sonorités lo-fi.
Ce projet qui ressemblait à un hobby il y’a encore quelques mois semble prendre corps ces dernières semaines avec trois morceaux dévoilés et qui sait, sera peut être concrétisé par la sortie d’un premier CD, c’est tout du moins ce que l’on espère secrètement tant le bonhomme transpire de talent.
Rencontre avec Jimmy Whispers
Quasi inconnu en France il y’a un an à peine, Jimmy Whispers, a vu sa notoriété dépasser les rives de son Lac Michigan natal au terme d’une année pleine, marquée par la sortie en mars dernier de Summer In Pain sur le label parisien Field Mates Records. Un premier album à l’image du bonhomme, fait de boite à rythme et de mélodies lo-fi, touchant de sincérité où Jimmy y évoque ses frustrations et ses chagrins dans une forme paradoxale de mélancolie joyeuse. Il y’a quelques semaines, au beau milieu de sa tournée nord-américaine notamment ponctuée par un passage sur la scène du Pitchfork Music Festival, nous avons pu chuchoter le temps d’un coucher de soleil sur les bords de l’East River avec le timide songwriter de Chicago.
Peux-tu nous en dire plus sur l’origine de ton projet et d’où vient ton nom ?
Un ami m’a donné ce surnom quand on était petit car j’étais très timide et je le suis toujours d’ailleurs… sauf sur scène.
A propos, tu es connu pour tes performances inattendues, voir excentriques, comment s’est passé cette transformation ?
Je voulais juste exprimer ce qui bouillait en moi depuis plusieurs années; ça a fini par exploser et voila le résultat! Je veux être plus proche des gens, je sais qu’au début tout le monde est un peu mal à l’aise mais à la fin ça les rassemble. Ça fait partie du show, c’est très intense émotionnellement.
Même si à l’écoute de ton album Summer in Pain, c’est la nostalgie qui domine, le titre en lui même sonne à la fois très léger et très triste…
Le titre reflète l’ambiance sonore de l’album; des morceaux aux thèmes très sombres mais qui sonnent insouciants et même joyeux.
Justement, l’esprit léger de tes mélodies contraste avec la nostalgie des paroles, est ce que c’est vraiment ce que tu ressens; un certain bonheur dans la tristesse ? Est ce que tu aimes être triste ?
Hummm non! (rires) C’est beaucoup en rapport avec toute la violence qui se passait à Chicago à l’époque de l’écriture de l’album. C’était assez dur émotionnellement.
Que penses tu de ton public ? Remarques tu des différences d’une ville a l’autre ?
Le public des grandes villes se ressemble… les gens ont tendance à avoir une attitude du genre “j’ai tout vu” mais quand quand tu joues dans de plus petites salles, t’as l’impression que le public apprécie vraiment ce que tu fais. J’ai beaucoup tourné sur la côte Est et j’ai joué en Europe pour la première fois en août pour La Route du Rock, Paris, Pays Bas, Royaume Uni, Allemagne.
A ce sujet, c’est Dali de La Blogothèque qui est à l’origine de ton label Field Mates Records, comment t’es tu retrouvé à travailler avec un label français ?
C’est elle qui m’a contacté il y’a un an et demi. Elle était vraiment fan de ce que je faisais, elle avait vu quelques vidéos de mes concerts sur youtube et voulait en entendre plus. Je lui ai répondu que je n’avais encore rien sorti d’officiel mais c’est en me rendant compte de son expérience que j’ai realisé qu’il fallait que je lui envoie des morceaux. Après ça elle a voulu me faire tourner en France et a décidé de monter son propre label afin de sortir mon album.
Qu’est ce qu’il t’as fait dire oui et commencer cette aventure avec elle ?
J’ai été approché par des dizaines de labels ces dernières années mais Dali avait l’air très sincère et passionnée. Elle n’était pas juste intéressée elle avait plus “besoin” de le faire.
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Tu as l’air d’être un garçon plutôt solitaire mais tu faisais partie d’un groupe avant de commencer en solo, tu peux nous en dire plus ?
Je voulais juste faire de la musique selon mes conditions et sans avoir à me soucier des autres. Je voulais jouer tout seul, c’est bien mieux.
Je voudrais qu’on parle de ton son et des instruments que tu utilises. Tu joues notamment sur un très vieil orgue, où as tu déniché une telle oeuvre d’art ?
J’en ai même deux. J’aimais beaucoup le son de ces instruments et comme c’était facile de les enregistrer avec mon téléphone et que je l’utilise beaucoup… Je dois avoir plus de mille morceaux enregistres grâce a mon mobile.
Du coup, comment tries-tu les morceaux qui vont figurer sur l’album ?
Pour Summer In Pain, j’ai choisi mes 10 préférés au milieu de la cinquantaine de morceaux enregistrés de cette manière mais je veux en sortir plus, comme je viens de le dire, j’en ai des milliers… (rires)
https://youtu.be/8tXqKaOCLnQ
Illustrations et propos recueillis par Sarah Gabrielli-Cohen.
Harrison Brome – Fill Your Brains
Cap sur le Canada où sa bouillonnante scène indé continue inlassablement de produire des artistes plus prometteurs les uns que les autres. Et de cette saine émulation, nous parvient donc forcément de belles découvertes à l’image de ce Fill Our brain, une ballade pop mélancolique comme un été qui s’achève. Derrière cette mélodie lancinante appuyé par une voix atypique non sans rappeler celle de Daniel Rossen des Grizzly Bear, on découvre, Harrison Brome, songwriter de 19 ans en provenance de Vancouver qui en plus d’un talent certain pour la composition manie aussi bien la communication que la science du lo-fi à en croire les cent-mille écoutes affichés au compteur en moins d’une semaine. Sans nul doute, une des affaires à suivre de très près cet été.
